La fermentation alcoolique étant terminé, nous avons coulé la cuve (retirer le jus de la cuve). Il faut ensuite presser les grains restés au fond.
Pour cette opération, un dans la cuve, un sur le pressoir, et la vis qui fait le lien.


Le raisin ainsi pressé devient le marc qui est ensuite porté à la distillerie.

La parcelle a au préalable été crayonée; c'est à dire que nous avons tracé au sol l'alignement des rangs et l'emplacement de chaque plant de vigne.
Il ne reste plus qu'a planter:

On utiliser une tabelle ou plantadouille, un outil spécifique pour planter la vigne.
Trois hectares de plantation représente environ 13 000 pieds de vignes; Heureusement que les copains sont là pour nous aider (et c'est aussi l'occasion de casser la croute ensemble).
La taille s'achève enfin.
Après un automne et un hiver très sec, il ne pleut toujours pas. On profite de cette météo (faut voir le bon côté des choses) pour défoncer la parcelle de 2 ha à la plaine . Nous allons essayé de planter le plus rapidemment possible ici et à la garrigue avant qu'il pleuve ! (l'espoir fait vivre).
Les Pendriez sont vignerons de père en fils depuis 1590 à St Marcel, dans l'Aude.
L'histoire de notre famille laisse à penser que la culture de la vigne est encrée dans nos racines depuis plus de cinq siècles.
St Marcel se situe au sud de la France, à 20 kilomètres de la mer Méditerranée, au cœur du vignoble Languedocien. Ce sont les Grecs, il y a 25 siècles qui introduisent la vigne dans notre région. Aujourd’hui avec ses 320 000 hectares, c’est un Pays entièrement dédié au vin, qui fait de lui la plus grande région viticole du monde.
Issue de vastes domaines Gallos romains, St Marcel apparaît pour la première fois dans un document écrit en 1107. Le paysage est marqué par la confluence de l'Aude et de la Cesse, les garrigues et le canal du midi. Dans la diversité de ces terroirs méditerranéen, notre famille y cultivent la vigne.
En 1844, la première Maison des commerces de vin « Pendriez Frères » est fondée. En 1886 Sylvain et Xavier bâtissent le domaine actuel avec sa cave et ses dépendances.
A cette époque, l'ouverture des voies de communications (canal du midi – chemin de fer) permettent l'essor de l'économie du vin. Alors que jusqu'à présent, nos aïeuls ont cultivé eux même la terre, le domaine développe le commerce et emploi beaucoup de personnel.
Dans la première moitié du XXeme siècle, la crise viticole de 1907, et les deux guerres mondiales affaiblissent la propriété, mais le domaine continu d'être exploité.
En 1977, notre père, Bernard, prend la succession de la propriété. Le domaine est plus petit, il l'exploite seul, et intègre ainsi la tradition paysanne. C'est sous un oeil visionnaire qu'il va moderniser les techniques culturales et de vinification (plantation de cépage novateur pour l'époque – syrah, mourvèdre - , irrigation goutte à goutte, modernisation de la cave, diversification – Oliveraies).
En 2006, nous nous installons jeunes agriculteurs et prenons, à notre tour, le chemin des vignes et du vin.
La superficie actuelle de l’exploitation est de 24 Hectares de vignes (Merlot, Cabernet Sauvignon, Syrah, Chardonnay, mourvèdre, carignan, alicante et cinsault) et 2 hectares d'oliviers.
Nous cultivons la vigne et élaborons nos vins en s’appuyant sur les savoir faire transmis de génération en génération et les techniques modernes.
La passion de la vigne et du vin qui nous a toujours animée, nous a permis de maintenir cette tradition et ce patrimoine au fil des siècles.
Sur le domaine, nous exploitons deux hectares d'oliviers, où nous cultivons la Lucques, une olive à la saveur particulière et reconnue. La Lucques, d'un très beau vert, est croquante, charnue et douce. Elle est cultivée presque exclusivement en Languedoc-Roussillon et possède une forme allongée légèrement incurvée et pointue qui la préserve du dénoyautage et d'autres traitements. C'est une olive terroir!
Pour l'élaboration des olives de table, le plus gros de la récolte s'effectue au cours du mois de septembre. Les olives sont cueillies à la main, délicatement, et nous employons alors beaucoup de mains d'oeuvre. Chaque jour les olives sont apportées à l'Oulibo, la coopérative Oléicole de Bize Minervois.
L’olivier n’est pas mellifère, c'est à dire que les abeilles et les autres insectes ne viennent pas le butiner. Ce sont les vents et les courants d'air qui vont permettrent au pollen d'être échangé entre les fleurs.
Certaines variétés d’Oliviers sont auto fertile. C’est-à-dire qu’il suffit à l’arbre que son propre pollen se disperse sur ses propres fleurs. Un seul olivier d’une telle variété suffit donc pour produire des olives. Mais ce n'est pas le cas des Lucques. Pour produire ses fruits cette variété d’oliviers a besoin du pollen d’une autre variété.
C'est pour cela que dans nos oliveraies, vous rencontrerez deux variétés polénisatrices, les Cornicabra et les Amygdalolia.
Au cours du mois de novembre, nous récoltons les fruits de ces arbres pour la production d'huile d'olive.

Olives Cornicabra mûres La récolte en famille
C’est un fagot de sarment de vigne!
Merci à tous de votre participation!
Comme vous avez été plusieurs à trouver, ce fagot est utilisé comme un filtre que l'on place devant la sortie du robinet au fond de la cuve. Ainsi, on peut retirer le jus sans attirer les grains de raisin avec (et boucher le robinet par la même occasion). La pierre sert à maintenir le fagot à sa place.
Félicitation à Méliant qui est la première à avoir trouvé la bonne réponse! Elle va pouvoir déguster notre rosé!
Le Y en fer que l'on aperçoit à côté des gabelles, est placé avant la vendange à l'intérieure de la cuve, juste derrière la trappe. En effet, sur les cuves en béton, la trappe s'ouvre vers l'intérieure; sans cette précaution, une fois le jus retiré, il est impossible de la manipuler; le marc de raisin fait pression et empêche l'ouverture (autant dire que l'on est alors dans de beaux draps!).
Sinon, certains vins sont fait... ce soir nous avons goûtés un petit assemblage particulier. La douceur et le fruité de cette composition nous ont charmés. On va garder précieusement cette recette pour l'avenir, et peut être proposer un jour un "vin nouveau".

Les premières fermentations sont terminées, ce qui ne veut pas dire que les vins sont fait car l'alchimie continue... Pour la fin de cette première étape de vinification, nous rangeons ce matériel simple, mais absolument nécessaire.
A votre avis:
Et a quoi cela sert'il?
Nous offrons une bouteille de rosé à la première bonne réponse. Bonne chance à tous!

Cette année, une maturité précoce nous oblige à rentrer les différents cépages à une cadence élevée!
Vendanges, soutirage, remontage, pressurage...Le travail en cave est soutenu, et nous préparons avec entrain le millésime 2007.
Nous vous donnerons des nouvelles à la prochaine accalmie!



